Radio Lucie sera ce vendredi à l’Institut régional de l’image et du son de Ouagadougou pour une rencontre avec plusieurs fédérations de radios de l’espace francophone (Burkina Faso, Bénin, France, Mali, Niger, RDC, Sénégal, Côte d’Ivoire).
D’ordinaire, ce sont les médias du Nord qui envahissent par leurs contenus les médias du Sud. Pour inverser la tendance, le programme de coopération radiophonique Radio Lucie a été mis sur pied. Le www.radiolucie.org reçoit des reportages et autres sujets proposés par les radios associatives et communautaires des pays du Sud et plus particulièrement d'Afrique.
Ce projet de coopération citoyenne pour réduire la fracture numérique est un pari technologique soutenu par l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie (AIF). Il a connu ses premières actions lors de séminaires de formation avec les radios associatives du Mali, de la Côte-d’Ivoire et du Sénégal. Ces formations spécifiques sur les usages des NTIC appliqués à la radio intitulées: « Radio et Internet : monter et mettre en ligne ses émissions » ont été suivies par des personnels des radios communautaires et privées (animateurs/trices, techniciens et journalistes) et Centres Multimédia Communautaires.
À ce jour, 17 participants à Bamako, 13 à Dakar, dont une majorité de femmes, ont pu bénéficier du programme de formation. Dispensées gratuitement, elles permettront aux bénéficiaires d'enrichir le fil radiophonique Radio Lucie au cours des prochains mois. De cette façon, Radio Lucie a privilégié des lieux de formation et de concertation qui se rapprochent des radios actrices.
Au Sénégal et au Mali, toujours avec une volonté de « régionalisation », des points-relais ont été mis en place. Radio Lucie a identifié des personnes–ressources. Ainsi, celles-ci seront à même de recueillir les productions des radios de leur zone pour les faire parvenir par Internet au pôle serveur. L’objectif est clair : faire en sorte que les radios actrices utilisent de façon régulière Internet pour ce travail coopératif. Radio Lucie se positionne comme outil d’expression mais aussi d’éducation populaire, elle affirme son attachement aux valeurs des droits humains, à l’indispensable expression de la société civile, à la tolérance, à l’amitié entre les peuples, au combat contre toutes les formes de ségrégations, exclusions, sexisme, xénophobies, racismes. Elle est indépendante de tout pouvoir politique, syndical, religieux et sectaire. Elle s’attache à traiter des problèmes contemporains (santé – environnement et bonne gouvernance.)




