Ils ont rejoint Radio Lucie à Montréal. Faîtes connaissance avec eux !
Dédiée à
la musique, aux débats et aux échanges, Radio Lucie porte les voix de ceux et celles qui partagent la culture francophone en tous points
du monde. Cette initiative unique comporte également un volet formation à l'usage des NTIC appliquées au secteur de la radio, à destination des pays francophones du
sud. Ecoutez
Radio Lucie
Les partenaires du programme de coopération Radio Lucie: Organisation Internationale de la Francophonie,
Ministère Français des Affaires Etrangères, Région des Pays de la Loire, Fonds Européen Leader+ du Pays de la Haute Sarthe. Pour nous joindre:
radiolucie@voila.fr
Cet espace est animé par
l'association RadioSansFrontiere.org, co-fondatrice et
partenaire de réalisation de Radio Lucie.
Présentation de Marie-Raphaëlle Pierre, journaliste à Radio Ibo
"Je fais de la radio depuis 1997, j'ai debuté à la radio Haïti Inter,
une radio privée dirigée par Jean Leopold Dominique, assassiné sous l'administration du Président René Préval, le 3 avril 2000. Trois ans apres cet assassinat, soit en fevrier 2003, Michèle
Montas, la veuve de Jean Leopold Dominique, actuelle porte parole du secrétaire général de l'ONU a dû fermer les portes de la station à cause des menaces de mort qui pesaient sur toute
l'équipe de la salle des nouvelles. Je travaille aujourd'hui à Radio Ibo, une radio privée, généraliste, dirigée par Herold Jean Francois. A radio Ibo, je présente des éditions d'information
en français et en créole, je fais aussi la redaction, et parfois des reportages.
Je suis contente en tant qu'Haïtienne de participer à cette formation sur les usages des TIC. Dois-je vous dire que dans mon pays Haiti, on ne fait pas ou
presque, usage des TIC dans les médias. Je vous remercie déjà de nous avoir invité à prendre part à cette formation, je souhaite que vous veniez en Haiti organiser cette formation,
ainsi nous serons beaucoup plus à y prendre part, on en a vraiment besoin !"
Présentation de Marlène Rateau, productrice et animatrice de Radio Centre-Ville
"Ma participation à cette station remonte à 1992, l'année où un groupe de femmes,
d'orientation féministe, s'est organisé pour faire de la place aux femmes sur les ondes de cette radio. Ainsi débuta un programme appelé "Ondes de femmes" dans lequel, chaque équipe linguistique
à Radio Centre-Ville eut à intégrer une émission conduite par des femmes. L'expérience initiale a duré presque deux ans. Cependant l'expérience a permis à quelques femmes de maintenir leur
présence sur les ondes de Radio Centre-Ville. C'est le cas d'une association de femmes de la communauté haïtienne de Montréal qui, depuis 1992, diffuse sur les heures de l'équipe haïtienne, une
émission hebdomadaire de trente minutes en créole, intitulée Pawòl Fanm ("la parole aux femmes" en français). À première vue, 30 minutes c'est peu, mais il faut savoir que l'équipe haïtienne ne
disposait que de 6 heures d'antenne en fin de semaine, alors que la demande était très forte. Depuis 1993, l'équipe a obtenu des heures supplémentaires sur l'horaire de nuit de samedi à
dimanche.
L'émission Pawòl Fanm en est une qui s'adresse spécifiquement aux femmes sans exclure les hommes. Elle s'inscrit comme une émission d'éducation populaire sur les droits des femmes, sur la
promotion de l'égalité entre les sexes, sur les services disponibles, sur les idées en circulation, etc.
Personnellement, depuis environ deux ans, je produis et anime une autre émission dont l'objectif est de réaliser une émission interéquipe, afin de décloisonner les différentes équipes
linguistiques de production. On avait probablement viser trop grand au départ, puisque la participation des membres des autres équipes à l'émission s'est révélée plutôt difficile à réaliser. Qu'à
cela ne tienne, nous sommes deux co-animatrices à cette émission dénommée "Montréal sans accent", une de l'équipe anglophone et moi-même, issue de l'équipe haïtienne. L'émission est diffusée dans
la langue commune de la radio, soit le français. De temps à autre, lorsque la chose est possible, un membre d'une autre équipe vient participer à l'émission, c'est la formule que nous avons
retenue pour le moment. Il s'agit d'une émission à caractère social, politique et culturel. On s'intéresse à ce qui se passe à Montréal, au Québec, au Canada, dans le monde, principalement dans
les pays d'où viennent les membres de Radio Centre-Ville."
Retrouvez Marlène sur Radio Centre-Ville
Présentation de Georges Olivier Biyong, Radio Centre-Ville
"Originaire du Cameroun, je suis l'un des représentants de la radio communautaire
et multilingue Radio Centre ville, à Montréal. Chaque lundi, de 10 heures à 11 heures, je participe à la réalisation de l'émission ICI RADIO REFUGE. Je fais partie de l'équipe technique de
cette émission, et de temps en temps, je joue le rôle d'animateur."
Retrouvez Georges sur Radio Centre-Ville
Radio Centre-Ville
5212 boul. St-Laurent
Montréal,Québec, Canada
H2T-1S1
T: 514-495-2597
F:514-495-2429
courriel : cinqfm@radiocentreville.com
Présentation de Michelène Hilaire, directrice de Radio Men Kontre![]()
"Je viens de Petit-Goave, ma ville natale, qui est une commune du Département de l'Ouest d'Haïti. Je suis journaliste, je travaille comme correspondante de la radio Metropole à Petit Goave. Depuis 1994, je suis la directrice du comité de gestion, composé de plusieurs associations de la société civile, qui dirigent la radio communautaire Men Kontre. Je suis très heureuse de faire partie du groupe retenu pour participer à cette formation et je remercie les responsables de Radio Sans Fontière d'avoir pensé aux journalistes haïtiens. Cette formation nous permettra de mieux remplir notre mission, qui est celle de former, d'informer et d'accompagner la population dans le domaine du développement, pour promouvoir la démocratie en Haïti.
Après avoir reçu cette formation, j'amerais la partager avec d'autres collègues et avec mes collaborateurs, mais j'aurai une très faible possibilité puisque les nouvelles technologies ne sont pas à notre portée. Les responsables aimeraient brancher la radio Men Kontre sur Internet, mais c'est un peu difficile pour le moment car c'est très couteux : même quand je veux envoyer un courriel, je suis obligée d'aller à un cybercafé. Je promets de faire le maximum !"